Le CEC met en garde contre les chaussures fast-fashion
La Confédération européenne du cuir publie une mise en garde sur les chaussures ultra-rapides de la mode : un dossier qui prolonge directement l'enquête REACH que ce journal relatait hier — 36 % des paires testées hors normes.
14 octobre 2026 — La pression sur la chaussure ultra-rapide monte d'un cran à Bruxelles. Le CEC — la Confédération des associations nationales de tanneurs européens, bras de COTANCE — a publié lundi 12 octobre, via Leatherbiz, une prise de position mettant en garde contre les chaussures fast-fashion et leur conformité aux standards européens.
Le contexte immédiat est connu de nos lecteurs : notre édition d'hier relatait l'enquête d'achats mystères qui révélait que 36 % des chaussures testées chez les géants du low-cost — Shein, Temu, AliExpress en tête — contreviennent au règlement REACH, les phtalates en tête des défaillances. La prise de position du CEC s'inscrit exactement dans ce sillon : rappeler que la chaussure jetable contredit frontalement les objectifs européens de durabilité, de réparabilité et de sécurité chimique.
La manœuvre n'est pas seulement défensive. Elle s'articule avec le manifeste publié hier par les mêmes organisations pour la COP31 — même bloc industriel, même bataille méthodologique sur la mesure de l'empreinte du cuir. En attaquant la conformité réelle des produits low-cost tout en revendiquant la circularité du cuir, la filière construit un double récit : conformité et longévité chez elle, risques et gaspillage chez ses concurrents.
À suivre : le texte intégral de la prise de position reste difficile à consulter (Leatherbiz est protégé par un mur Cloudflare), et nous compléterons ce dossier dès accès. Mais la direction est claire : le paquet Ecodesign, avec son passeport numérique produit, va transformer chaque chaussure vendue en Europe en objet traçable — et la chaussure fast-fashion est la catégorie la plus exposée à ce basculement.