LOEWE et On habillent la Cloudsolo en Hiker à 890 dollars : le luxe qui met des crampons
Renforts caoutchouc, œillets de botte, crampons profonds : la première silhouette co-conçue entre une marque de running et une maison de luxe se fait trailed, et le prix grimpe en conséquence.
13 octobre 2026 — LOEWE et On continuent d'écrire le chapitre ouvert en octobre 2025, quand leur Cloudsolo devenait la première silhouette co-conçue entre une marque de running et une maison de luxe. La nouvelle déclinaison, la Cloudsolo Hiker, pousse la logique au bout : une version « heavy-duty » pensée pour le trail, disponible depuis le 10 octobre chez certains détaillants de luxe au prix de 890 dollars.
La mécanique reste celle d'On : unité Cloud visible au talon, Speedboard interne pour le retour d'énergie. Ce qui change est la peau : renforts caoutchouc structurés autour des mudguards et des panneaux latéraux, œillets métalliques type botte pour un laçage costaud, semelle à crampons plus profonds pour une accroche multisurfaces.
LOEWE propose trois coloris monochromes — tan, brun foncé, noir. Le contraste avec la vocation légère habituelle d'On est assumé : là où la marque suisse chasse le gramme, la maison espagnole ajoute de la matière et du sens. Un reflet de ce que le luxe contemporain cherche dans l'outdoor : non pas la performance, mais la crédibilité du récit technique, et un objet qui résiste au regard comme au terrain.
La question que pose ce prix — 890 dollars pour une sneaker de randonnée — est celle du seuil. Pour ce tarif, le client peut s'offrir une paire de boots cousues main et une paire de trail technique. Le pari de LOEWE et On : la valeur ne vient pas du matériau seul, mais de la superposition d'un geste technique (l'ingénierie d'On) et d'un geste de style (celui de LOEWE).
Ce chapitre s'ajoute au dossier ouvert dans le numéro du 28 septembre autour de Fratelli Rossetti : entre l'établi milanais hissé au 29e étage et la trail de luxe à trois chiffres, la même tension traverse le cuir et la chaussure — à quel moment la technique devient-elle un langage de prestige ?