Héritage / Lifestyle

Nike Moon Shoe « Black » : le waffle fondateur enfin accessible, et LISA en tête de campagne

Après le passage Jacquemus et une version « White » exclusive, le premier prototype de Bill Bowerman revient dans un coloris noir total à 100 euros, avec la star de BLACKPINK pour écrire la nouvelle page.

Illustration : une chaussure de running des années 70 à semelle gaufre présentée sous spotlight, dans l'esprit des prototypes de Bill Bowerman.
Illustration : une chaussure de running des années 70 à semelle gaufre présentée sous spotlight, dans l'esprit des prototypes de Bill Bowerman. Crédit : Le Shoe Shine News (image originale générée)

La Moon Shoe, la chaussure qui a tout déclenché chez Nike, connaît cette année sa troisième vie en un an. Après la capsule Jacquemus et un coloris « White » déjà réédité, la marque à la virgule sort désormais la version « Black », disponible depuis début octobre sur Nike.com, l'appli SNKRS et chez certains revendeurs — au prix contenu de 100 euros (90 £ selon GQ UK).

La recette est fidèle au proto de 1971 : semelle waffle inspirée du gaufrier de Bill Bowerman, tige nylon, laçage coton, écusson cuir au talon. Cette « Black » est intégrale : nylon noir de jais, lacets assortis, semelle ultra-plate. Un look « stealth » assumé, taillé pour les mois sombres, comme le souligne GQ UK qui la décrit comme « la version évidente que Nike devait enfin sortir ».

Autour de la chaussure, Nike déploie une campagne automne 2026 menée par LISA, la membre thaïlandaise de BLACKPINK, qui met en scène la Moon Shoe dans un décor lunaire — un clin d'œil au nom du modèle et à son statut fondateur. Un dispositif qui rejoint la logique de la capsule Jacquemus, mais avec un rayonnement bien plus large.

Pourquoi c'est important : la Moon Shoe est la racine technique de toute la marque, la preuve qu'un gaufrier peut devenir une semelle. La voir accessible à 100 euros, quand l'original de 1972 s'est vendu aux enchères à plusieurs centaines de milliers de dollars, raconte bien la double vie des héritages chez Nike : objet de musée d'un côté, produit de masse de l'autre.

Pour le lecteur, l'essentiel est le rapport au prix : la paire coûte le tiers d'une signature basket contemporaine, pour un design qui a plus de cinquante ans. On achète ici une histoire — celle du geste fondateur, du gaufrier et de la piste d'athlétisme — plus qu'une innovation. C'est exactement le genre d'objet que ce journal aime à remettre dans son contexte : ce que l'acheteur paie n'est pas la technique, c'est le récit qui vient avec.

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